The car has become an article of dress without which we feel uncertain, unclad, and incomplete in the urban compound.
C’est déjà septembre ?
Non, vous ne rêvez pas, nous sommes bien le dimanche 23 août 2026, ce n’est pas une erreur. Pourquoi un article aujourd’hui, maintenant, alors qu’en toute logique, cela était prévu pour le mois prochain ? Eh bien, je ne vais pas vous donner de justification bien précise. Ma foi, peut-être que c’est une excuse pour me permettre de repousser le prochain article au mois d’octobre, le dernier avant la rétrospective de cette année qui me semble longue, ou alors peut-être pour vous parler de comment j’ai perdu ma voiture ? Oh wait, nous allons vite en besogne, peut-être aussi vous parler des erreurs dans un précédent article de blog, c’est mieux ?
En réalité, comme je vous l’ai dit dans les précédents articles, quand j’ai besoin d’écrire ou que ma tête réclame d’écrire, je ne souhaite pas attendre encore un mois complet pour écrire et raconter un peu ma vie, c’est littéralement le but du blog ? J’ai l’impression de me répéter, on dirait un vieux con.
Bon, on va déjà aborder les sujets les uns après les autres. D’abord, c’est l’heure du mea-culpa ! Je remercie Penji, alias Benjamin, pour avoir lu avec attention, entre autres, mon article sur les trains et la France : il m’a fait plusieurs retours sur un manque de rigueur et sur quelques erreurs que j’ai pu commettre à cause de ma méconnaissance du sujet. 🥸
Les politiques des régions sur les services TER
Dans mon article de blog, qui aurait pu faire réagir plusieurs spécialistes, connaisseurs ou cheminots, je tape beaucoup sur la SNCF. Dieu sait que j’adore les trains, d’ailleurs, j’ai pris le train pour aller en vacances cet été et j’ai été satisfait du service fourni, même si le prix aurait pu être un peu plus mesuré. Ma foi, passons, je ne souhaite pas approfondir la politique tarifaire de la SNCF, nous réserverons cette haine pour un article ultérieur.
Quoi qu’il en soit, pour avoir été utilisateur des services TER de la région PACA, je peux vous dire que j’avais clairement légitimité à parler de l’état du service, mais que ma véhémence envers la SNCF était plutôt infondée. Concernant le TER, le problème n’est pas la SNCF, mais plutôt la région Sud. Pour vous remettre dans le contexte de l’écriture de l’article, notre région a eu la bonne (non) idée de déléguer la ligne Marseille - Nice à l’opérateur Transdev, remplaçant notre opérateur historique. Ce changement a impliqué des investissements de la région pour de nouvelles rames, rames que SNCF Voyageurs n’a jamais obtenues.
Exposition d’un TER « Regio 2N » avec sa livrée Zou opéré par Transdev (2026)
(Crédit photo : Transdev)
Par conséquent, le choix d’acheter de nouvelles rames ne dépendait pas de la SNCF, mais de la région, tout simplement. Alors tout n’est pas rose : les nouvelles rames circulent effectivement entre Nice et Marseille, mais ne sont pas utilisées pour le service urbain, qui continue d’être assuré par SNCF Voyageurs. Ce que je veux dire par là, c’est que Transdev s’occupe de la liaison directe et/ou avec correspondance entre la gare de Marseille-Saint-Charles et Nice ; il ne s’occupe pas de la ligne jusqu’à Grasse, Draguignan ou Vintimille. Je considère cela comme un problème.
Parce que pour avoir emprunté la ligne jusqu’à Marseille, oui, les rames sont flambantes neuves et le contraste avec les rames vieillissantes des lignes classiques est saisissant, mais la région Sud est la seule à pouvoir changer ça et cela ne semble pas l’inquiéter plus que ça d’avoir des rames en panne, bondées, ou de recevoir des rames prêtées par d’autres régions. Spoiler 🤫 : la région gère aussi le nombre de trains qui circulent sur la ligne. Je suis à deux doigts de me demander si notre région ne ferait pas du sabotage contre la SNCF. Et ne parlons pas de l’état de certaines de nos gares, ou du fait que c’est à la suite d’un choix de la région que les fameuses cartes de réduction nationales SNCF ne s’appliquent pas chez nous…
En résumé, le problème dans notre région découle en grande partie de la région elle-même, SNCF Voyageurs s’occupant uniquement du service de transport des passagers (on appelle ça un délégataire de service) et SNCF Réseau des infrastructures ferroviaires. Oui, ça fait beaucoup d’entités à la SNCF, merci la privatisation. Le Groupe SNCF et l’État sont quant à eux responsables des lignes à grande vitesse et de la gestion du parc TGV, qui est régulièrement mis en lumière pour être sous tension durant les périodes de pointe et les vacances d’été.
Un TER « Regio 2N » de prêt avec sa livrée BreizhGo en gare de Golfe Juan-Vallauris (2026)
(Crédit photo : Collectif Ferroviaire Breton)
Grâce à ces toutes nouvelles informations à ma disposition, l’article a été mis à jour et j’espère qu’il sera plus précis et moins tendancieux que sa version originale. Je suis pardonné ?
Ma voiture, mon PureTech
Pour bien commencer mon retour au travail après deux bonnes semaines de vacances, un beau matin, un gentil monsieur m’a littéralement coupé la route en faisant un demi-tour au niveau d’un cédez-le-passage et, pour ne rien arranger, s’est enfui. Cette histoire banale aurait pu se terminer en simple constat, mais non. 😔
J’explique les circonstances : en approchant un cédez-le-passage, avec interdiction de faire demi-tour, avec une ligne continue, je circulais sur la route, il arrive et fait exactement ce qu’il ne fallait pas faire. Il s’est avancé sur le cédez-le-passage, a braqué complètement à gauche sans regarder, a franchi une ligne blanche et… surprise ! J’étais là. Autant vous dire que je n’ai même pas eu le temps de réaliser sa manœuvre que je me suis encastré dans son côté gauche. Tout le tralala s’est déclenché : airbags, tout le pare-chocs avant défoncé. Pour ne rien arranger, ce monsieur, qui avait l’air très serein alors que sa voiture était, elle aussi, défoncée et ses airbags déclenchés, a fait un demi-tour un peu loin, est repassé vers moi pour me faire un salut en signe d’excuse (???), et s’est barré dans le sens opposé au mien.
Photo de ma Peugeot 208 accidentée avant remorquage (2026)
(Crédit photo : Moi-même)
Cette situation lunaire m’a mis hors de moi, déjà parce que c’est l’une des pires qui pouvaient m’arriver sur la route : même si je n’ai pas été blessé, il s’est barré et ça me fait terriblement chier (veuillez m’excuser pour la vulgarité). Premièrement, parce que même si j’avais équipé mon véhicule d’une caméra embarquée à la suite d’un précédent accrochage où, cette fois-ci, un monsieur ne m’avait pas remarqué alors qu’il était à un stop, cette foutue caméra, éblouie par l’aurore, n’a pas pu filmer correctement la plaque d’immatriculation de la partie adverse. Diantre. 🤬
Madame la brigadière
Résultat des courses ? Eh bien, plus de peur que de mal, je ne suis pas blessé, mais je n’ai plus de voiture et j’ai assez peu d’espoir que la police, qui est intervenue en nombre au moment de l’accident, s’attelle désormais et rapidement à regarder les enregistrements de la caméra de surveillance qui se trouvait pile à l’angle où l’accident a eu lieu. Vous connaissez la police française, hein ? Vous faites tout dans l’ordre pour aller au plus vite, et puis vous voyez leur organisation et vous comprenez que vous êtes dans un sacré pétrin. Pour vous dire : le jour de l’accident, je suis allé chez le médecin pour un examen et porter plainte dans la foulée. Le lendemain, 8h00, un appel entrant, un 06, je décroche : à l’appareil, une brigadière qui me sermonne presque d’avoir porté plainte aussi tôt. Mon tort ? Avoir porté plainte sans donner un numéro de procédure ???
J’ai dû poser une nouvelle demi-journée pour refaire une plainte avec ce foutu numéro de procédure. Acté. À l’heure où j’écris ces lignes, je n’ai toujours pas de nouvelles de sa part, mais je compte lui envoyer un message demain à la même heure. Le harcèlement doit être dans les deux sens. Si cela donne quelque chose, je vous tiendrai évidemment au courant juste en dessous de ce paragraphe, avec des étoiles ou des émojis assez explicites pour indiquer que tout s’est plutôt bien passé OU non.
Non, parce que le nerf de la guerre, c’est : l’argent et la plaque d’immatriculation.
Mise à jour : elle m’a poliment signifié de ne pas la contacter sur son numéro professionnel et qu’elle avait des affaires de 2022 à traiter, oui. Deux mille vingt-deux. Peine perdue. 🫠
Nous sommes dans une société où les pizzas arrivent plus vite que la police.
Le monde des assurances
Pour ceux qui travaillent dans les assurances, cela sera une évidence ; pour un type comme moi, non. En cas de sinistre, il faut établir la responsabilité de chacun et, en l’absence de partie adverse, ça reste difficile de faire admettre quelque chose qui n’existe pas. Mais je ne suis pas démuni face à ça : merci la caméra embarquée et les caméras de surveillance. Sans équivoque, je ne suis pas responsable, mais je dois encore le prouver, aux yeux de la police si elle daigne me transmettre ses résultats, et auprès de l’assurance.
Et même si je suis en tous risques, je suis redevable d’une franchise à cause de ce sinistre. La raison ? Le tiers est non identifié, insolvable ou non assuré. Attendez, vous ne saviez pas ? Oui, si la personne est finalement identifiée, mais que le filou (car c’est un acte de filouterie) n’est pas assuré ou pas en capacité de payer, eh bien vous, en tant que bon citoyen, vous l’avez dans l’os. C’est vraiment de l’injustice. Même s’il existe un fonds de garantie de l’État dans ce genre de cas, il faudrait mettre ces chauffards derrière les barreaux une bonne fois pour toutes : ce sont des dangers pour la société.
Des Gendarmes du Pas-de-Calais procédant à un contrôle routier (2021)
(Crédit photo : Matthieu Darriet)
Maintenant, quelle est la suite ? Eh bien, l’expertise automobile est passée : le véhicule ayant coûté presque 15 000 euros à l’achat et étant estimé à 27 000 euros de réparation, il a donc été classé comme techniquement réparable, mais économiquement non réparable. Logique. Et même si j’ai pu récupérer pas loin de 11 500 euros de mon PureTech (avant déduction de cette franchise), ce n’en sont pas moins 4 000 euros partis dans le vent à cause d’un tocard et d’un lâche. C’était imprévu et, ne roulant pas sur l’or, c’est une position délicate que je ne souhaite à personne.
C’est donc avec cette conclusion que je vais aborder le prochain sujet : le guide du bon acheteur de voiture. Parce que oui, je râle beaucoup, mais ma situation n’est pas à pleurer : je suis soutenu par ma famille, je n’ai pas de dépenses régulières et je suis en capacité de boucher rapidement ce trou dans mon épargne. Néanmoins, je ne sais pas si vous êtes au courant, mais les véhicules d’occasion sont devenus plus chers. On peut dire merci aux constructeurs automobiles (hey, j’ai écrit un article sur notre chère industrie automobile européenne), à Donald Trump pour les prix à la pompe et à l’État français pour sa ribambelle de taxes à tout-va.
Cinq astuces pour acheter un véhicule d’occasion
En rigolant avec des ami(e)s sur TeamSpeak et en leur posant la question : « qu’est-ce qu’il faut faire pour acheter un véhicule d’occasion ? », toutes et tous m’ont répondu de me rendre immédiatement chez un concessionnaire Peugeot et d’acheter un nouveau PureTech. Dit en rigolant, mais ce n’est pas une si mauvaise idée. Oh wait, attention, ici, on ne fait pas de bashing anti-Peugeot : j’ai roulé en Peugeot, mes parents aussi, et je compte bien continuer à rouler en Peugeot quand la marque aura été rachetée par un consortium chinois dans 10 ans (et je suis optimiste).
Mais allons, on s’égare. Maintenant, on va parler de fiabilité, de prix, de concessionnaires et de technologies. Je sors ma casquette de nerd sympa entre deux sessions de vibe coding avec Claude.
Diesel, essence, hybride ou électrique ?
C’est LA question qui divise les repas de famille juste après « est-ce qu’on met de la crème dans la carbonara ? ». Et comme pour la carbonara, tout le monde a un avis très tranché et très peu de sources, parfois le grand-père avec ses blagues tendancieuses ou votre copine qui explique, en plein repas de famille, avoir eu un copain italien en étant plus jeune, ohw pardon ? Je m’égare.
Le diesel, on va être clair, ce n’est intéressant que si vous roulez beaucoup. Et par beaucoup, je ne parle pas des 8 000 kilomètres annuels du trajet maison-boulot-supermarché, je parle de 20 000 kilomètres et plus. En dessous, le surcoût à l’achat ne sera jamais amorti, et vous allez surtout offrir à votre filtre à particules (A.K.A le FAP) une vie de souffrance : les courts trajets ne montent jamais assez en température pour le régénérer, il se colmate, la vanne EGR s’encrasse et vous voilà avec un devis à quatre chiffres pour une voiture qui fait des trajets de six kilomètres. Ajoutez à ça l’heureuse invention des ZFE (zones à faibles émissions) qui se multiplient et une valeur de revente qui fond comme neige au soleil, et vous comprendrez pourquoi je ne suis pas très chaud (sans mauvais jeu de mot).
L’essence, c’est le choix de la raison pour un usage urbain et périurbain. Moins cher à l’achat, moins cher à entretenir, moins de pièces exotiques susceptibles de vous ruiner. En contrepartie, vous consommez davantage sur autoroute. C’est un compromis honnête et honnêtement, la majorité d’entre nous devrait s’arrêter là.
L’hybride non-rechargeable, c’est probablement le meilleur rapport tranquillité-économies du marché de l’occasion aujourd’hui. Vous ne branchez rien, vous ne changez rien à vos habitudes, et vous consommez sensiblement moins en ville. L’hybride rechargeable en revanche, c’est un piège magnifique : si vous n’avez pas de prise chez vous, vous trimballez juste 300 kilos de batterie inutile et vous consommez plus qu’une essence classique. Le concept de la voiture écologique que l’on ne recharge jamais, c’est très français comme idée.
Image de présentation d’un char d’assaut allem… pardon une Mercedes GLE hybride (2023)
(Crédit photo : Mercedes-Benz)
L’électrique enfin. En occasion, tout, absolument tout se joue sur l’état de la batterie. Exigez un certificat de santé de batterie (le fameux SoH), et si le vendeur vous répond « ah non mais elle va très bien vous inquiétez pas », fuyez. Une batterie à 75 % de sa capacité, c’est une voiture dont l’autonomie annoncée est un mensonge et dont la valeur de revente est déjà morte. Avec un bon SoH en revanche, et une prise à la maison, c’est redoutable pour votre portefeuille. 🤑
La morale de l’histoire : on choisit selon son kilométrage annuel réel, pas selon celui qu’on fantasme de faire. Il suffit de sortir son carnet d’entretien, de regarder le kilométrage des trois dernières années et de diviser par trois. Voilà le vrai chiffre. Il est plus petit qu’on ne le croyait, hein ?
Éviter les moteurs à problème
Alors. Nous y voilà. Je vais parler de mon PureTech, et je vais essayer de le faire avec dignité.
Le PureTech 1.2, c’est un excellent moteur. Souple, sobre, agréable (oui même pour un trois cylindres en ligne), élu moteur de l’année plusieurs fois (retenez-vous de rire), rien à redire si bien entretenu. À un détail près : sur les générations produites jusqu’en 2023 environ, la courroie de distribution baigne dans l’huile. C’est un choix technique qui a du sens sur le papier, sauf qu’en pratique la courroie se délite avec le temps, et les petits morceaux de gomme partent joyeusement obstruer la crépine de la pompe à huile. Le résultat est aussi simple que coûteux : plus de pression d’huile, et un moteur qui se transforme en sculpture moderne. Finalement, c’est de l’art, n’est-ce pas ? Stellantis a fini par changer la conception et par étendre beaucoup la garantie, ce qui est une manière élégante d’admettre le problème sans jamais prononcer le mot. Sympa, non ? 🙃
Et ce n’est pas un cas isolé. Le 1.5 BlueHDi, héritier contesté du très célèbre HDi de PSA sans AdBlue, a eu ses propres histoires de courroie et de turbo. Les boîtes DSG7 à sec de chez Volkswagen ont fait pleurer beaucoup de monde. Les 1.2 TSI de la même maison ont eu leur épisode de chaîne de distribution. Chaque constructeur a son squelette dans le placard ; la différence, c’est que certains squelettes sont très bien documentés. Et c’est exactement là que se trouve le conseil. Quand vous regardez une annonce, vous ne cherchez pas « Peugeot 308 avis ». Vous cherchez le nom du moteur, sa cylindrée, son millésime, son code. Vous tapez ça sur un forum, sur Reddit, sur n’importe quel endroit où des gens énervés racontent leurs pannes en détail. Vingt minutes de lecture avant l’achat vous économiseront potentiellement plusieurs milliers d’euros et beaucoup de vocabulaire fleuri.
Vue du moteur 1.6 HDi 90ch de PSA dépourvu d’un filtre à particule (2007)
(Crédit photo : Introuvable)
Deuxième réflexe : on se méfie des premières années de production d’un moteur « nouvelle génération ». Les acheteurs de la première fournée sont les bêta-testeurs non rémunérés du constructeur et je sais de quoi je parle, je suis développeur. Cela concerne, par exemple, le successeur du PureTech : le timide 1.2 « Turbo » dont environ 70 % des pièces ont été revues selon le constructeur et qui abandonne la courroie pour une chaîne de distribution. Il équipe déjà la flotte hybride de Peugeot, et on peut admettre que les versions essence qui en sont dotées depuis début 2026 ont été éprouvées sur les motorisations hybrides. Mais prudence est de mise.
Le conseil : achetez un moteur, pas une carrosserie. Et exigez le carnet d’entretien avec les factures. Un vendeur qui a fait suivre sa voiture le prouve avec fierté, un vendeur qui ne l’a pas fait vous expliquera que « le garagiste a perdu les papiers ». Spoiler : le garagiste n’a rien perdu. 👎
Particulier ou concessionnaire ?
Le grand classique. Et comme souvent, la réponse honnête est « ça dépend de votre tolérance au risque et de l’épaisseur de votre portefeuille ».
Chez un particulier, vous payez le prix le plus bas du marché, c’est indiscutable. En échange, vous n’avez aucune garantie. Absolument aucune. Si la boîte de vitesses rend l’âme trois semaines plus tard, c’est votre problème. Le vice caché existe juridiquement, mais bonne chance pour prouver que le vendeur connaissait le défaut et vous l’a délibérément dissimulé, sachant que vous partez pour une longue procédure, coûteuse, et dont l’issue est incertaine. Autant vous dire que dans les faits, entre particuliers, vous achetez en l’état.
Chez un concessionnaire ou un mandataire, vous payez entre 10 et 20 % plus cher, mais vous repartez avec une garantie de six à douze mois, (parfois même deux ans pour les véhicules zéro kilomètre) et surtout avec un interlocuteur qui existe encore la semaine suivante et qui a une certaine réputation à défendre. Pour une première voiture, ou si vous n’y connaissez rien en mécanique, ce surcoût est une assurance tranquillité qui se défend très bien.
Photo d’un concessionnaire de véhicules Renault d’occasion à Bordeaux (2025)
(Crédit photo : Renault France)
Il existe un juste milieu que les gens oublient systématiquement : le garage indépendant qui fait de la vente. Moins cher qu’une concession, avec une garantie réelle, et souvent un patron qui connaît personnellement l’historique du véhicule parce que c’est lui qui l’entretenait. C’est mon option préférée et curieusement celle dont personne ne parle jamais.
Le conseil : si vous connaissez la mécanique ou si vous avez un ami qui s’y connaît vraiment (pas celui qui a regardé trois vidéos de Vilebrequin sur YouTube), allez chez un particulier. Sinon, payez la garantie, ça n’est pas de l’argent jeté par les fenêtres.
Le vrai prix d’une voiture
Celle-là, c’est l’astuce que personne ne veut entendre, et pourtant, c’est probablement la plus importante des cinq.
Le prix affiché sur l’annonce n’est pas le prix de la voiture. C’est le ticket d’entrée. Derrière, il y a la carte grise, dont le tarif dépend de votre région et de la puissance fiscale et qui peut très vite représenter plusieurs centaines d’euros. Il y a l’assurance, dont la prime varie du simple au double selon le modèle, et je vous invite très fortement à demander un devis avant de signer quoi que ce soit, pas après. Il y a l’entretien, et notamment le coût des pièces : certaines marques premium ont des tarifs de révision délirants qui feraient rougir un chirurgien esthétique. Il y a les pneus, et croyez-moi, un train de pneus en 19 pouces, ça pique.
Et il y a la décote. Une voiture, ça ne s’achète pas, ça se loue à l’univers moyennant une somme non remboursable. Certains modèles perdent 20 % la première année, d’autres beaucoup moins. Regardez les cotes d’occasion du modèle sur cinq ans avant d’acheter, c’est un excellent indicateur de la fiabilité perçue et de ce que vous récupérerez le jour où, comme moi, un monsieur très pressé décidera d’écourter la relation. 🤕
Le conseil : faites le budget sur trois ans, pas sur le prix d’achat. Prix + carte grise + assurance sur trois ans + entretien prévisionnel + pneus - valeur de revente estimée. Le résultat vous surprendra, et il vous fera peut-être changer de modèle. C’est ennuyeux comme exercice, ça prend une demi-heure, et ça vaut largement le coup si vous êtes suffisamment prévoyant.
L’essai et les papiers
Vous avez trouvé la perle rare, elle est belle, elle est au bon prix, et le vendeur est plus que charmant. C’est précisément le moment où il faut être le plus désagréable de votre vie.
Faites HistoVec, c’est gratuit, c’est officiel, ça prend deux minutes et ça vous dit si le véhicule a été gagé, accidenté, ou déclaré économiquement non réparable dans une vie antérieure. Le vendeur doit vous fournir le rapport, et s’il rechigne, vous avez votre réponse. Vérifiez que le contrôle technique a moins de six mois (pour les véhicules âgés de 4 ans ou plus) et lisez-le vraiment, y compris les points en surveillance, ce ne sont pas des décorations. Vérifiez que le nom sur la carte grise est bien celui de la personne en face de vous, ce qui semble évident, mais qui ne l’est visiblement pas pour tout le monde.
Ensuite, essayez la voiture. Vraiment. Pas trois cents mètres dans le coin du vendeur : demandez un vrai essai, avec de la ville, de la route, et si possible un bout de voie rapide (comme en Formule 1, pourquoi pas).
Mème du pilote automobile de Formule 1 Max Verstappen (Crédit photo : Reddit)
Faire l’essai moteur froid au démarrage, parce que c’est à froid que les moteurs racontent leurs secrets (je me suis surpris à écrire cette phrase). Coupez la radio et écoutez. Freinez fort une fois, sur une route déserte, pour sentir si ça tire d’un côté. Passez toutes les vitesses. Testez la clim, oui même en février.
Et le jour du paiement, virement bancaire, uniquement. Pas d’espèces, pas de chèque de banque dont vous ne pouvez pas vérifier l’authenticité un dimanche après-midi. Le virement laisse une trace, et les traces, c’est ce qui vous sauve la vie quand ça tourne mal. Croyez-en quelqu’un dont l’affaire repose actuellement sur une caméra embarquée éblouie par le soleil.
Le conseil : si le vendeur vous met la pression, si « il y a quelqu’un d’autre qui doit venir la voir ce soir », partez. Il y aura toujours une autre voiture. L’urgence est l’outil de vente préféré de ceux qui ont quelque chose à cacher.
Super, on s’arrête là ?
Oui, on s’arrête là. Un article court, dans un court format, mais j’ai accompli mon objectif : j’ai vidé ma tête et mon cœur, c’est déjà ça. Et puis je n’avais pas grand-chose de plus à dire sur le sujet. C’est un événement qui met un bon coup sur la tête de quiconque en subit les conséquences, ce n’est pas une belle période à vivre, mais comme dirait l’autre depuis les cieux : « c’est de la tôle, tu ne vas pas l’emmener au paradis ». Certes. Sauf que j’ai vécu de beaux moments à l’intérieur de cette voiture, avec un tas de gens. Le premier long de trajet jusqu’au pays de Cézanne, les retours de soirée à minuit passé, les débats sans fin au téléphone en rentrant du travail et les playlists honteuses que personne n’avouera jamais. Ce n’est pas la tôle que je regrette, c’est le décor. Mais bon, on va laisser tout ça au passé. D’autres sujets plus importants méritent qu’on se batte pour eux.
Alors si vous ne deviez retenir que cinq lignes de tout ce que je viens de raconter : regardez votre kilométrage réel avant de choisir une motorisation, cherchez le code du moteur et pas le nom du modèle, payez la garantie si vous n’y connaissez rien, faites votre budget sur trois ans et pas sur le prix affiché, et soyez insupportable le jour de l’essai. Ça ne vous évitera pas un monsieur pressé à un cédez-le-passage, mais ça vous évitera au moins de pleurer deux fois.
Le prochain objectif ? Continuer à faire au mieux et m’acheter une nouvelle voiture, dont vous aurez la couleur, normalement, dans le prochain article (dont je connais déjà le sujet) et sur lequel j’ai vraiment hâte de m’exprimer. Et puis, hey, c’est déjà bientôt la fin de l’année : on va voir débarquer Mariah Carey et les téléfilms de Noël (bon, je ne vais pas prétendre que ça me dérange). Prenez soin de vous, et n’oubliez pas que ce que vous voyez dans GTA peut très bien vous arriver pour de vrai. Alors soyez prudents sur les routes.
Au revoir, mon ami. 🫡
Photo de ma Peugeot 208 le jour de son acquisition (2024)
(Crédit photo : Moi-même)